« Les très riches heures de la ville d’Aix-les-Bains »
Trois cercles concentriques composent le nouveau carré en twill de soie ourlé main, format 90.
Ce foulard complète une trilogie graphique sublimant « les très riches heures de la ville d’Aix-les-Bains ». Il fait un clin d’œil au manuscrit « Les très riches heures du duc de Berry », témoignage du faste et du raffinement artistique de la fin du Moyen Âge.
Au travers d’une traduction poétique du temps symbolisé par trois cadrans sous forme de trois cercles, les heures deviennent des dessins révélateurs du passé de la ville, à l’image du château Brachet, demeure historique du docteur Brachet connu comme « le médecin des rois »; ce dernier soigna l’élite européenne, de l’impératrice Sissi à la reine Victoria.
Le portrait au graphite de John Pierpont Morgan se présente en heureux fortuné.
Grâce à son juste choix de demeurer au sein de la ville thermale, lui fut épargné le canyon sablonneux en pente douce au pied des Grands Bancs de Terre-Neuve ; il évita ainsi de flotter au-dessus du Titanic.
Le cyclamen associé à l’histoire d’Aix-les-Bains et dont s’éprit la Cour d’Elizabeth 1ère d’Angleterre, emblème du Romantisme, ponctue les riches heures de la ville.Une mondaine de la Belle Epoque vêtue d’une robe et d’un manteau de soirée de Laffetière de 1912, selon les tendances japonisantes en vogue, est placée au milieu du carré, scandant le temps de ses douze heures fleuries en cyclamens des Bauges.
De son geste désinvolte et augural, elle semble déclencher les rouages des instants, qui, en s’accumulant, deviennent les constructeurs d’histoires futiles et prodigieuses.